Bulletin d'Etudes de Linguistique Francaise
Online ISSN : 2432-0668
Print ISSN : 0286-8601
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Articles
  • Ryo Oda
    2015 Volume 49 Issue 1 Pages 1-22
    Published: June 01, 2015
    Released: October 12, 2018
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    Quand le titre de tableau se compose de deux figures principales, soit deux noms X et Y, nous nous trouvons en présence de trois cas : « X à Y », « X avec Y », « X et Y ». Le présent article se propose d'analyser ces trois types de liaison, en considérant la fonction de à / avec, ou encore et. Dans le cas de « X à Y », à Y joue le rôle d'attribut définitoire de X (ex. « La Vierge à l'Enfant »), et par là même sert d'élément distinctif par rapport à d'autres X (ex. « La Vierge au perroquet » vs. « La Vierge au serpent »). Le lien entre X et Y est alors fortement marqué. Dans le cas de « X avec Y », la relation entre X et Y relève de la contingence, et le lien entre les deux éléments est donc faible. Dans le cas de figure « X et Y », les deux protagonistes sont autonomes et quasiment à égalité, mais X peut être la base, avec Y qui se définit dans sa relation à X (ex. « Léda et le cygne »).

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  • Carine KAWAKAMI
    2015 Volume 49 Issue 1 Pages 23-42
    Published: June 01, 2015
    Released: October 12, 2018
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    Dans cet article nous avançons que les verbes psychologiques et les verbes de sensation diffèrent au niveau aspectuel. De ce point de vue, il apparaît clairement que les verbes psychologiques eux-mêmes ne forment pas une catégorie homogène. Le fait que de nombreux verbes d'action se prêtent à une interprétation psychologique nous suggère que les verbes d'action et les verbes psychologiques ont un trait commun. Pourtant, les verbes d'action peuvent être employés aussi comme des verbes de sensation. Il est intéressant de voir qu'ils diffèrent dans leur comportement syntaxique, en particulier dans l'emploi des temps, et que cette différence s'explique au niveau aspectuel. Nous montrons qu'un verbe psychologique est un verbe qui exprime un changement d'état alors qu'un verbe de sensation se classifie comme un verbe d'activité. A cet égard, il apparaît aussi un décalage aspectuel à l'intérieur des verbes psychologiques. Enfin, nous concluons que les verbes psychologiques et les verbes de sensation reflètent une des façons dont on conceptualise des événements internes.

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  • Seiko KISHIMOTO
    2015 Volume 49 Issue 1 Pages 43-64
    Published: June 01, 2015
    Released: October 12, 2018
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    Cet article a pour but de mettre en lumière les effets de sens que les auxiliaires modaux devoir et pouvoir produisent dans des emplois autres que ceux qui leur sont attribués traditionnellement (déontique et épistémique). Parmi ceux-ci, nous avons constaté un emploi aléthique de devoir, dans des phrases telles que Si tu lances une pierre en l'air, elle doit retomber ; ainsi qu'un emploi de pouvoir exprimant la concession, avec par exemple : Je peux être vieux, mais je sais utiliser les réseaux sociaux. Les recherches effectuées jusqu'à présent n'examinent pas suffisamment les actes de langage qui rendent possibles de tels emplois. Les analyses autour de l'auxiliaire modal may en anglais, qui abordent les actes de langage dans des phrases telles que I may be almost 50, but there's not a lot of things I've forgotten, nous offrent toutefois des pistes de réflexion dans la mesure où les emplois de devoir et pouvoir que nous examinons semblent s'en rapprocher. Notre travail a donc consisté à analyser les conditions qui permettent un emploi similaire des auxiliaires français. Nous en avons défini une qui est liée à l'existence d'une proposition acquise, qui peut apparaître soit sous la forme d'un énoncé précédant celui où apparaît l'auxiliaire modal, ou sous la forme du modèle cognitif idéalisé. En ce qui concerne pouvoir, nous arrivons à la conclusion qu'il est nécessaire de prendre en compte l'ensemble de l'expression pouvoir—mais.

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  • France DHORNE
    2015 Volume 49 Issue 1 Pages 65-85
    Published: June 01, 2015
    Released: October 12, 2018
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  • Shugo WATANABE
    2015 Volume 49 Issue 1 Pages 87-107
    Published: June 01, 2015
    Released: October 12, 2018
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    Selon la grammaire traditionnelle, la phrase clivée c'est X qui/que P contient une séquence suivant le relatif (qui/que), qui serait présupposée, et un élément extrait X, qui serait seul dans cette construction à véhiculer une information nouvelle. Il n'est pourtant pas difficile de trouver des phrases clivées qui ont en position de X un élément connu, et/ou qui introduisent après le relatif une proposition complètement imprévue, au moins pour le lecteur, comme C'est alors qu'apparut le renard, que nous appellerons ici “phrase clivée marquant un changement de scène”. Le présent travail a pour but de montrer que, alors en tête pouvant représenter une continuité temporelle ou logique, la phrase clivée c'est alors que P borne la valeur de l'adverbe qui sera par conséquent interprété comme n'exprimant que la simultanéité temporelle, ce qui produirait l'effet de “changement de scène”. Nous observerons ensuite que ce bornage de la valeur vaut aussi pour d'autres expressions anaphoriques telles que ainsi lorsqu'elles figurent dans une phrase clivée.

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