Bulletin d'Etudes de Linguistique Francaise
Online ISSN : 2432-0668
Print ISSN : 0286-8601
ISSN-L : 0286-8601
Volume 50, Issue 2
Linguistique de Parole
Displaying 1-10 of 10 articles from this issue
Articles
  • Tomonori OKUBO, Koichiro KAWASHIMA, Tomohiro SAKAI, Jun-ya WATANABE
    2016Volume 50Issue 2 Pages 1-7
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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  • Yuki ANZAI
    2016Volume 50Issue 2 Pages 9-27
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Cet article a pour objectif de déterminer les fonctions d’ajustement informationnel et intersubjectif des marqueurs discursifs «si vous voulez », « disons» dans les dialogues spontanés. Parmi leurs fonctions, nous tenterons de montrer particulièrement leurs spécificités énonciatives étant liées aux situations où les énonciateurs utilisent ces marqueurs en reformulant leur énoncé précédent afin d’expliciter un référent et de maintenir le consensus de l’autre (co-énonciateur). Pour ce faire, nous analyserons certains phénomènes linguistiques qui se produisent dans l’entourage des marqueurs. De fait, on peut observer différents degrés d’expansion et de dérivation lorsque l’énoncé reformulé est introduit par le marqueur. On retiendra que « si vous voulez » permet une reformulation assez libre, autorisant même une vue personnelle, alors que « disons » reformule dans la généralité et la simplification. Dans ces deux cas, il apparaît que les différents types d’attitude de l’énonciateur vis-à-vis de son co-énonciateur opèrent de manière à faire réagir ce dernier.

  • Koichiro KAWASHIMA
    2016Volume 50Issue 2 Pages 29-49
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Dans le processus de construction de la métonymie ou de la métaphore, une notion remplace une autre en l’incorporant. Ce remplacement exige l’effacement de la distinction qui existe entre la notion remplacée et celle qui la remplace. Cette assimilation entraîne l’apparition d’une nouvelle unité significative qui représente la partie commune, le noyau sémique, des deux notions. Dans la maison dormait, la notion maison remplace la notion habitants de la maison. Cet exemple montre que l’unité significative qui constitue la métaphore ou la métonymie est différente de celle à partir de laquelle elles se sont construites. Les signifiants de ces deux unités significatives, bien qu’ils puissent correspondre au niveau du sens sur le plan de la parole, ne sont pas identiques sur le plan de la langue.

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  • Aï KIJIMA
    2016Volume 50Issue 2 Pages 51-69
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Lorsque l’on consulte un mot dans les dictionnaires, des expressions figées suivent la définition du mot traité. Nous nous focalisons dans cet article, sur l’expression n’avoir rien à voir, car ses descriptions dans les dictionnaires sont bien diverses. Cette tournure est représentée de manière assez particulière : affirmative ou bien négative, soit avec la préposition avec ou dans soit avec les deux. Nous l’examinons surtout avec la substitution de ces prépositions. Nous ajoutons en outre un autre critère d’analyse : le « figement » du lexique grammaire, lequel comprend sept propriétés. Dans cette recherche, nous en appliquons trois : les propriétés transformationnelles, les paradigmes synonymiques et l’insertion des adverbes. Nous essayons avec ces critères de décrire cette expression de façon plus détaillée.

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  • Kentaro KOGA
    2016Volume 50Issue 2 Pages 71-83
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Cet article a pour objet de donner une description morphosyntaxique de l’élément spécial observé dans les composés binominaux du type [N1 + spécial + N2]. À partir d’une analyse d’un échantillon de 82 exemples des constructions, nous proposons une hypothèse selon laquelle ce spécial fonctionne en tant que connecteur des composés, comme les prépositions à et de dans couteau à beurre et offre de printemps respectivement. Nous étudions également la possibilité de grammaticalisation de ce spécial, en tant que préposition ou adverbe.

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  • ―analyse de la conversation et de l’auto-évaluation basée sur le CEFR-J―
    Kaori SUGIYAMA
    2016Volume 50Issue 2 Pages 85-102
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Cette étude a pour but de décrire des caractéristiques de la compétence orale chez les apprenants débutants du français par le biais d’analyse de la conversation et de l’auto-évaluation basée sur le CEFR-J. Après avoir créé des tâches langagières à partir des descripteurs linguistiques du CEFR-J, notre propos s’inscrit dans le cadre des analyses sur les deux points suivants : 1) Quels sont les rapports entre les descripteurs et l’utilisation des expressions par les apprenants ? ; 2) Quels sont les rapports entre l’auto-évaluation sur la production orale chez les apprenants et leur pratique ? De fait, les analyses sur la première question s’en sont tenues à quelques phénomènes d’expression figées et de cohésion. Les résultats sur la deuxième question nous ont permis de constater peu de relation entre l’auto-évaluation et la pratique.

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  • Saori NISHIWAKI
    2016Volume 50Issue 2 Pages 103-118
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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  • étude basée sur l’observation des usages réels
    Itsuko FUJIMURA
    2016Volume 50Issue 2 Pages 119-138
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Ce travail traite de l’alternance entre à et par qui sont tous les deux les marqueurs de l’Agent causé dans la construction causative : faire + inf + OD ( faire écrire une lettre à / par Marie ). L’analyse statistique a été réalisée avec un outil, l’arbre de décision, et à partir de plusieurs centaines d’exemples recueillis dans de grands corpus littéraires et journalistiques. Elle nous permet de confirmer que les facteurs proposés dans Fujimura (1989) sont pertinents pour expliquer ce phénomène et qu’ils sont des constituants du degré de Patientivité de l’Agent causé et / ou de l’OD. En somme, c’est le degré de Patientivité de l’Agent causé et / ou de l’OD qui définit l’alternance entre les prépositions.

  • Daichi YAMAMOTO
    2016Volume 50Issue 2 Pages 139-152
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Le sens affectif, traditionnellement opposé au sens intellectuel, et souvent assimilé à la connotation, se situe du côté de la parole plutôt que de la langue puisque le sens affectif peut ou non s’ajouter au sens intellectuel au gré du locuteur dans toute communication. Ainsi, l’adjectif qualificatif mauvais peut éventuellement exprimer le dégoût du locuteur, à l’aide de moyens paralinguistiques (intonation, mimique, geste...). Par ailleurs, il existe des unités lexicales — notamment des interjections telles que hélas, ouf... — qui sont associées conventionnellement à des émotions. Cette association fait donc partie de la langue. À partir de là, il est intéressant d’observer des adjectifs dits « de Qualité » ou « affectifs », par exemple foutu, satané, sale, pauvre... qui, tout en étant des adjectifs, expriment l’implication affective du locuteur. La question est alors de savoir si leur sens affectif est une connotation ajoutée aux mots au moment de la parole comme dans le cas de l’adjectif qualificatif ou s’il relève de la langue comme l’interjection. Cet article, qui porte sur l’adjectif foutu apportera deux arguments en faveur de la dernière hypothèse : 1) l’adjectif foutu attribue difficilement une propriété au nom qu’il précède ; 2) il est indissociablement lié à son sens affectif. En outre, nous soulignerons les ressemblances sémantico-pragmatiques existant entre l’adjectif qui nous occupe et les interjections.

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  • Jun-ya WATANABE
    2016Volume 50Issue 2 Pages 153-167
    Published: June 01, 2016
    Released on J-STAGE: March 13, 2026
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    Cet article porte sur la grammaticalisation et la pragmaticalisation du syntagme gérondif en passant (+ complément). Notre enquête de corpus nous permet d'affirmer qu'au fil des siècles cette forme a mis de plus en plus l'accent sur le marquage d'un parcours fictif, y compris un changement de topique dans le discours, au détriment du marquage d'un déplacement réel. La locution soit dit en passant constitue un cas extrême de figement qui apparaît au bout de la ligne de la pragmaticalisation, mais ce figement, dont on peut concevoir divers degrés, n'est pas absolu. Nous le montrons à l'aide de l'observation des exemples dépouillés du corpus.

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