Concernant la construction < et moi+pseudo-relative >, on se contente généralement de dire que la conjonction < et > signifie le renforcement emphatique en tête de phrase, ou qu’elle souligne l’opposition en jeu dans la construction elle-même : < moi+pseudo-relative > (Moi qui te croyais naïf 1)!). Diverses analyses d’exemples qui utilisent ces deux constructions nous ont montré que la construction < et moi+pseudo-relative > répond en fait à deux types : soit celui qui a absolument besoin de la conjonction < et > (Et moi qui reste à vous parler2) ! ), soit celui où on peut l’omettre (Et moi qui pensais qu’elle m’avait à la bonne3) ! ). Cet article montre à travers des analyses sur la relation entre le < déclencheur > et le < contenu qui s’articule dans la parole > que la fonction de la conjonction < et > dans le premier type est une < adjonction >. Nous mettons aussi la construction < et+syntagme nominal+pseudo-relative > (Et votre mère qui vous croit si calme4) ! ) en parallèle avec la construction < syntagme nominal+pseudo- relative > (Tiens, dit-elle, tante Lison qui nous regarde5).) afin de dégager, ici également, la fonction de la conjonction < et >.
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