Etudes de langue et litterature francaises
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Volume 90
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Etudes en francais
Etudes en japonais
  • Ryo ODA
    Type: Article
    Volume 90 (2007) Pages 139-153
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Il est de coutume de distinguer au moins trois types d'usages referentiels pour Particle defini : l'emploi anaphorique, l'emploi memoriel et l'emploi deictique. C'est ce troisieme emploi de l'article defini qui fait l'objet de notre etude : la description definie renvoie-t-elle vraiment d'une maniere directe, deictique, a la situation d'enonciation? Contrairement aux recherches anterieures qui se proposaient le plus souvent de comparer l'article defini et l'adjectif demonstratif, nous avons tente de mettre en parallele les descriptions definies et les descriptions indefinies dans leur emploi ≪deictique≫, pour demontrer que l'identification du referent de la description definie s'effectue toujours d'une maniere indirecte. Par exemple, si deux personnes se dirigent vers un arret de bus dans l'intention de prendre le bus, l'une peut dire a l'autre : ≪Regarde, le bus! Depechons-nous!≫. En revanche, quand une mere se promene avec son petit garcon, elle lui dit naturellement : ≪Regarde, un bus!≫. Pourquoi une telle difference dans le choix de l'article alors que, dans les deux cas, it y a un seul bus au meme endroit? Parce que, dans la premiere situation, ce sont des circonstances d'evaluation resultant du chevauchement de la situation d'enonciation et du cadre cognitif ≪prendre le bus≫ qui fournissent la presupposition existentielle du referent ≪bus≫, et rendent donc necessaire l'utilisation de l'article defini. Ainsi la description definie ne renvoie-t-elle pas directement a un objet dans la situation d'enonciation, mais plutot a son referent de discours dans les circonstances d'evaluation. Quand le cadre cognitif contribue a la construction des circonstances d'evaluation, le referent de la description definie n'a pas forcement a etre percu directement : ≪Le telephone sonne... c'est dans la chambre ou dans la cuisine?≫. La comparaison entre l'article defini et l'article indefini nous permet donc de mettre en relief le caractere de ≪reference indirecte≫ de Particle defini, c'est-a-dire le fait que, meme dans l'emploi dit ≪deictique≫, la description definie s'interprete, d'une maniere indirecte, par le truchement des circonstances d'evaluation.
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  • Takuya KOBAYASHI
    Type: Article
    Volume 90 (2007) Pages 154-167
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Si l'importance du lien entre Rousseau et la botanique a souvent ete relevee, les recherches dans ce domaine restent encore embryonnaires. En effet, plus de la moitie de ses ecrits consacres a ce sujet attendent d'etre publies et les etudes effectuees jusqu'a ce jour, tant scientifiques que litteraires, sont loin d'etre completes. Les annotations autographes realisees dans les marges de La Botanique mise a la portee de tout le monde de Regnault, longtemps laissees dans l'ombre, nous offrent une image totalement nouvelle de Rousseau botaniste. Elles nous eclairent en fait sur les traites scientifiques auxquels it se referait, et nous font connaitre son jugement sur des specialistes de la discipline tels que Tournefort et Linne. Elles nous rappellent de plus l'excellence de son don d'observation. A la lumiere de ces elements, it apparait que l'interet du philosophe pour les planter reflete avant tout sa passion pour la recherche et la decouverte. C'est la tout le contraire d'une tentative de fuir la realite. Sur le plan technique, it s'avere que 56 rubriques de son Dictionnaire de botanique ont ete directement tirees du lexique contenu dans le livre de Regnault. Comme le montrent les corrections qu'il a apportees a bon nombre de phrases de La Botanique, ainsi que les quelques 1200 symboles qu'il a mis au point, Rousseau porte, meme dans ses activites scientifiques, une attention particuliere a la langue. Il est par consequent necessaire d'analyser les rapports multiples et complexes qu'entretiennent ecriture et botanique chez le Genevois. Ces observations peuvent amener a envisager une nouvelle synthese de la pensee rousseauiste. Les textes monographiques encore inedits, qui font apparaitre des perspectives nouvelles et fecondes, semblent pouvoir etre la cle de voute de cette refonte.
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  • Shigechika SUZUKI
    Type: Article
    Volume 90 (2007) Pages 168-181
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    L'histoire de la litterature francaise considere le plus souvent Marcel Schwob (1867-1905), ecrivain d'une grande puissance d'imagination, comme l'un des conteurs de grand talent de la fin du XIX^e siecle. La plupart des etudes consacrees a cet ecrivain ne traitent en effet que de ses contes. Il y a tres peu d'6tudes consacrees a une particularite pourtant interessante de Schwob : la double appartenance de Schwob, juive et francaise. Certes, on chercherait en vain le mot ≪juif≫ dans les textes d'un auteur par ailleurs tres discret sur sa judeite. Mais il ne nous semble pas que l'on puisse dire qu'il n'y a pas de rapport entre les motifs de l'ecriture schwobienne et la double identite de l'auteur lui-meme. L'epoque dans laquelle it vit est en effet difficile pour les juifs. Et surtout, on ne peut negliger le mouvement d'antisemitisme de la fin du XIX^e siecle. Durant les annees qui precedent l'affaire Dreyfus, nombre d'elements se conjuguent, qui suscitent une violente poussee d'antisemitisme. Que signifie pour Schwob, et son ecriture, le fait d'etre juif ? Nous nous proposons, dans le present article, de mettre en lumiere, a la lecture de La Croisade des enfants (1896), une dimension cachee de Schwob, ecrivain juif. Pour decrire un evenement qui a profondement marque l'histoire du Moyen Age, le conteur a choisi de soumettre au lecteur, juxtaposes, les recits de huit personnes. Bien qu'elle puisse etre consideree, par son theme meme, comme ≪tres chretienne≫, l'oeuvre contient de nombreux elements heterodoxes ou meme juifs, et remet en question, insidieusement, le bien-fond6 de l'obeissance absolue a la hisrarchie ecclesiastique. C'est en fait un texte qui, tout en traitant le theme chretien de la Croisade, prend ses distances, sur le fond, avec l'historiographie chretienne. Ce que tous les recits mettent en relief, c'est d'abord et avant tout, l'innocence des enfants, victimes d'un enthousiasme religieux devoye. Confronts a l'antisemitisme de son siecle, Schwob ne prend pas le parti de decrire le vecu des juifs ou de proclamer sa judeite. Mais sa discretion nest pas le resultat d'une acceptation passive de ce qui est. Elle est le produit d'une strategie qui vise, indirectement, a susciter le doute et la msfiance a l'egard de l'enthousiasme de la fin de siecle.
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  • Asako TANIGUCHI
    Type: Article
    Volume 90 (2007) Pages 182-195
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    La ≪regle du jeu≫ eponyme de l'ceuvre autobiographique de plus longue haleine de Michel Leiris constitue un savoir-vivre englobant poetique et ethique, et dont l'auteur aspirait ardemment a trouver une formulation lapidaire. Selon le consensus en cours, Leiris n'a finalement jamais decouvert cette regle, qui fonctionnait avant tout comme moteur de la quete : en effet, avec le troisieme tome, Fibrilles, Leiris admet ouvertement que definir une telle regle d'or s'est avere impossible. Une question simple noun retient tout de meme : pourquoi, apres cet aveu d'echec, Leiris ajoute-t-il a la serie un quatrieme tome, Frele bruit? Qu'en est-il alors de la continuite et de l'unite du cycle de La Regle du jeu? La presente etude propose l'hypothese suivante : la ≪regle de jeu≫ a, en realite, bien ete trouvee au cours du dernier volume, Frele bruit. La formule que nous tenons sur la sellette est la sentence mysterieuse longuement analysee juste avant la fin du livre : ≪Ici fruit a la tete se dit : la on s'enlise≫. Il ne s'agit pas d'affirmer que cette phrase absurde, qui resterait incomprehensible sans les explications de l'auteur, est la regle du jeu elle-meme, tant convoitee, souveraine et toute-puissante, mais de commenter pour quelles raisons precisement cette formule peut apparaitre comme son substitut decisif, de sorte qu'avec elle Leiris se tient enfin quitte de l'obsession qui avait mu sa vie et son oeuvre durant trente-cinq ans. Au moment de clore Frele bruit, Leiris semble nous confier en tapinois, comme s'il s'agissait d'un arcane alchimique, cette phrase entendue mentalement, it y a tres longtemps, entre le sommeil et la veille, et qui lui semble a present cristalliser la realite qui determine son titre. Comme une epreuve negative exacte de la regle d'or, idole absente, cette formule hermetique revelerait enfin ce qu'etait pour Leiris - et pour nous - sa Regle du jeu.
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