ミシェル・アンリ研究
Online ISSN : 2189-6836
Print ISSN : 2185-7873
ISSN-L : 2189-6836
3 巻
選択された号の論文の5件中1~5を表示しています
  • 水野 浩二
    2013 年 3 巻 p. 1-26
    発行日: 2013年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Dans Marx (1976), Michel Henry a formellement séparé la pensée propre de Marx et le marxisme, et a tenté d’aborder la seule pensée philosohique de Marx. En parlant de la pensée de Marx, Henry n’a pour objet que les textes philosophiques de Marx. En fin de compte, tout en répétant philosophiquement la pensée de Marx, il parle de sa propre philosophie (la phénoménologie).
      Comment donc Henry a-t-il essayé de dessiner Marx au travers de «individus vivants», «praxis individuelle»? Pour le moment, nous pourrions résumer notre conclusion comme suit : la structure interne de l’être des «individus vivants» est une «praxis», c’est-à-dire que des «individus vivants» ne consistent pas à «voir» quelque chose, mais faire une «action», en un mot, la «réalité», c’est le lieu où les individus pratiquent.
      Le but de cet article est de mettre la pensée henryenne en ordre d’un triple point de vue : de la représentation à la réalité, de «voir» à la praxis, de l’«abstrait» au «concret». A la fin, nous considérerons la portée de la phénoménologie henryenne en examinant une conception de l’«affectivité radicale de la vie».
  • 杉山 吉弘
    2013 年 3 巻 p. 27-48
    発行日: 2013年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Dans le deuxième volume de Marx qu’il publie en 1976, Henry montre, par une lecture entièrement neuve de Marx et contre le marxisme traditionnel, qu’on doit retrouver une philosophie fondamentale et radicale de l’économie dans les Grundrisse et Le Capital de Marx, qu’il nomme les textes économico-philosophiques. Cette philosophie de l’économie peut être décrite comme suit : L’univers économique du travail abstrait et de la valeur est fondé par la praxis subjective ou le travail vivant de l’individu, qui ne sont en soi rien d’économique. Voilà l’hétérogénéité ontologique entre l’économique et la vie. La praxis subjective de la vie immanente est le fondement méta-économique de l’économie. Le travail n’a pas de valeur selon Marx. Au contraire l’économie est l’aliénation de la vie. La formation de cette dimension de l’économie, Henry la définit comme la genèse transcendantale de l’économie. Dans cet article, je tente de démontrer que Henry saisit bien le point essentiel de la pensée de Marx. Henry établit que pour Marx le capitalisme est essentiellement le système de la valeur, de son développement et de son maintien. Ainsi Henry peut lire, dans Le Capital, un drame contradictoire et conflictuel qui doit être joué par la subjectivité non-économique et la valeur économique.
  • 榊原 達哉
    2013 年 3 巻 p. 71-87
    発行日: 2013年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Le but de mon essai est de remettre en question une relation entre le concept henryen de l’Incarnation et celui de la passibilité originaire (l’affectivité) de la Vie, en relisant une première œuvre de Michel Henry, L’essence de la manifestation, à partir de point de vue de la christologie dans sa philosophie dernière. Certainement, cette oeuvre critique fendamentalement la condition de la phénoménalité, qui est fondée sur la re-présentation (Vor-stelleung), c’est-à-dire la tempolarité ek-statique dans la philosophie de la transcendance, et qui détermine l’histoire de la philosophie occidentale depuis Grèce jusqu’à la phénoménologie de Husserl et Heidegger. Et plutôt, par cela, Henry révèle une impuissance fendamentale de la philosophie de la transcendance fondée par la re-présentation, et étabilit la philosophie de la Vie, celle de l’immanence qui est le fondement final de la philosophie de la transcendance.
      Ce geste henyen qui critique la philosophie de la transcendance, semble-t-il, s’accomplit à travers une façon phénoménologique d’un bout à l’autre, mais, d’après ma conclusion de cet essai, c’est justement la philosophie chrétienne, en particulier, la pensée de Maître Eckhart qui inspire à Henry la philosohie de la Vie, une pensée de passibilité originaire de la Vie. D’après Henry, si la philosophie de la transcendance tente de réléver ou phénoménaliser l’essence de la phénoménalité comme phénomène dans la lumière (en sens propre du terme, φαινόμενoν), en se dépassant, se transcendant, et se temporalisant dans la temporalité (dans un Dehors de soi), au contraire la Vie dans l’immanence se cache derrière le phénomène que re-pésente la faculté humaine de la représentation — elle se cache donc dans la peau. En outre, cette façon telle que la Vie se donne elle-même est fondamentalement plus passive que toute passivité, c’est pourquoi le Soi se cahant dans l’immanence ne peut pas refuser le monde d’être par son auto-donation. Quand Henry illustre cette auto-donation par soi à soi-même, l’Incarnation interprètée par Eckhart (l’union de l‘âme humaine et le dieu, qui signifie l’incarnation de Dieu dedans l’âme humaine (le Verbe) en sens eckhartien) lui inspirerait une aute intuition primodiale à sa philosophie de la Vie.
  • 村松 正隆
    2013 年 3 巻 p. 89-104
    発行日: 2013年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Cet article vise à réfléchir sur l’éthique possible dans la philosophie de Michel Henry, en considérant la relation entre l’éthique et l’art. La sphère de l’immanence henryenne est caractérisée par son propre dynamisme. Celui-ci est expliqué surtout par le mot «tension», parce que la sphère de l’immanence est caractérisée par la coexistence de deux éléments qui s’opposent en apparence, comme l’activité et la passivité, ou la souffrance et la jouissance. Cette structure de l’immanence nous demande de vivre de ces deux éléments en même temps. Henry s’exprime comme suit au sujet de la compréhension mystique de la vie : «Ainsi s’explique, d’une manière générale, les conceptions religieuses ou mystiques qui expriment l’essence métaphysique de l’être compris comme la vie et relatent son historial dans l’éclosion simultanée ou successive des contraires, dans le passage dramatique du négatif au positif, du dénuement à la plénitude, de la souffrance à la joie.» (Michel Henry, Marx, p.143). On peut alors dire que l’éthique henryenne requiert de se confier à la structure de l’immanence, c’est-à-dire, de souffrir et jouir en même temps de la vie immanente.
      Or, dans la philosophie de Michel Henry, c’est l’art qui doit exprimer cette structure de la vie. Quoique Henry préfère parler de la peinture, la musique peut aussi exprimer la structure de l’immanence parce qu’elle peut montrer le drame de la vie au moyen des changements de tonalités. Les sonates pour piano ou les quatuors à corde de Schubert réusissent à nous apprendre l’identité de la souffrance et la jouissance, qui est caractéristique aussi dans la philosophie de Michel Henry, par son maniement des tonalités. Par conséquent, l’écoute des pièces qui dépeignent la structure de la vie est non seulement jouissance de l’art, mais aussi un exercice éthique qui nous enseigne la signification de la vie.
  • 亀井 大輔
    2013 年 3 巻 p. 105-123
    発行日: 2013年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Le concept de l’«auto-affection», qui était présenté dans Kant et le problème de la métaphysique de Martin Heidegger, est herité par des philosophes phénoménologiques en France: Maurice Merleau-Ponty, Michel Henry, Jacques Derrida, etc. Bien que Henry élabore ce concept en critiquant la pensée heideggerienne, Derrida utilise cette notion très différemment que celle de Henry. Cet article essaie de mesurer la portée de ce concept derridien en le comparant avec ceux de Heidegger et de Henry de la manière suivante:
      D’abord nous recherchons la signification de ce concept dans les chapitres 5 et 6 de La voix et le phénomène de Derrida, car nous prêtons attention à ce qu’il dit dans cette formulation: «l’identité de l’identité et de la non-identité», à propos de la temporalité comme «auto-affection» qui n’est pas le temps métaphysique. Et puis, nous éclaircissons la différence distincte entre la temporalité originaire chez Heidegger et le mouvement de différance chez Derrida. Enfin nous essayons de comparer l’«auto-affection» de Derrida avec celle de Henry. Sans doute il se peut que la relation entre deux concepts soit seulement un antagonisme. Mais si on voit que, dans une note importante de Spectres de Marx, Derrida met en question l’interprétation qui est présentée dans Marx de Henry, alors on trouve que ce problème peut finalement mèner à une grande question de la vie.
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