ミシェル・アンリ研究
Online ISSN : 2189-6836
Print ISSN : 2185-7873
6 巻
選択された号の論文の5件中1~5を表示しています
  • 服部 敬弘
    2016 年 6 巻 p. 1-22
    発行日: 2016年
    公開日: 2017/02/01
    ジャーナル フリー
    L’article vise à élucider un aspect essentiel du contexte philosophique au sein duquel se déploie la pensée henryenne. Celle-ci, à travers son débat explicite et constant avec l’ontologie heideggérienne, se confronte en réalité à la problématique post-kantienne. De fait, en introduisant au sein du concept heideggérien de trancendance une dualité de l’acte et du contenu, Henry réduit la transcendance à la conscience pré-heideggérienne, et ainsi déserte silencieusement le terrain de la problématique propre à l’auteur de Sein und Zeit. Il s’agit désormais pour lui de la « réalité » et de l’« affectivité », plutôt que du Sein et de la Befindlichkeit. Cette vigoureuse interprétation, dont Heidegger fait l’objet dans L’essence de la manifestation, donne lieu à un glissement de la « question de l’être » à la « question de l’être de l’ego ». C’est à partir de cette dernière que s’affirme la portée propre de la conceptualité henryenne. Ce décentrement, du même coup, contraint Henry à inscrire exclusivement son propos dans un débat avec la problématique post-kantienne. L’article met ainsi en lumière une telle inscription implicite en reprenant l’itinéraire henryen pour y entendre la résonance de la pensée du premier Schelling sur la réalité du Moi.
  • 景山 洋平
    2016 年 6 巻 p. 23-46
    発行日: 2016年
    公開日: 2017/02/01
    ジャーナル フリー
    The purpose of this paper is to examine the philosophy of language in the later Heidegger and the later Henry. With this, I aim to show the problem of language as the suitable instance wherein the relation between both philosophers can be understood, while I reject Henry’s own assumption that the point of their confrontation lies in his schema of transcendence and immanence. In the first chapter, I will analyze Heidegger’s Kant and the Problem of Metaphysics and Kant’s Thesis on Being. By making clear the point of the change in Heidegger’s Kant-interpretation, I will elucidate in Kantian vocabulary how Heidegger’s account of the structure and source of “phenomenon“ transformed itself in his later philosophy and culminated in his peculiar concept of language which is primarily defined as “assembly (Versammlung)”. In concreto, I will first interpret the phenomenological significance of „transcendental imagination” in Kant-book as self-evidence of facticity of „Seinsverständnis”, and then analyze how this self-evidence was further examined in Kantian terms of modality and transcendental apperception in Thesis. It will then be clear why Heidegger in Thesis interpreted transcendental apperception as “assembly” and further that “assembly” at all should be regarded as the primordial basis of phenomenon seen in its facticity. This provides us with a clue to understand the relation between language, Being and beings in the later Heidegger. In the second chapter, I will summarize the later Henry’s concept of language in his Incarnation and consider its relation with Heidegger’s. Both philosophers share essential insight that abyssal character of phenomenon is first experienced in language. Still, they diverge on how fragile this language is. While Henry characterizes his Christian concept of “the Word” as inseparably tied with material condition of experience like corporeity, Heidegger’s concept of “the language” or “the word” embodying absence (Abwesenheit) of present phenomenon stresses fragility and plasticity of phenomenon, which is exemplified by a phrase such as “word breaks down (wort gebricht)”.
  • 古荘 真敬
    2016 年 6 巻 p. 47-71
    発行日: 2016年
    公開日: 2017/02/01
    ジャーナル フリー
    This paper tries to reexamine the controversial difference between Heidegger's and Henry's theories of emotion or affectivity. First, we argue that the most elementary moment of the phenomenon that Heidegger in Being and Time calls “Befindlichkeit (affectedness)” is the opening of each one’s own situated perspective from which anything at all “matters” to “mine” Dasein in each case. This “mattering” of what Dasein encounters is grounded in the primordial fact that Dasein is a being “which is concerned in its being about its very being”. Second, we try to reconsider Heidegger’s analysis of the modification of this affectedness to the “Grundbefindlichkeit (primordial affectedness)” from the viewpoint of function and dysfunction of everyday language. This viewpoint gives us an appropriate angle to compare Heidegger's with Henry's argument about affectivity. Finally, Henry's dualism of “the speech of the world” and “the speech of the Life” will be reconstructed and criticized as well from the Heideggerian perspective. We make clear that despite his critique of the alleged derivative exteriority of what Heidegger considers as primary, Henry’s assertion about the other language of the auto-affective Life can be understood as his reinterpretation of Heidegger’s argument of the uncanny silence of the “call of conscience”.
  • ジロー ヴァンサン
    2016 年 6 巻 p. 73-110
    発行日: 2016年
    公開日: 2017/02/01
    ジャーナル フリー
    L’enjeu pour la phénoménologie d’accéder au statut d’une « philosophie première » a été illustré de diverses façons, tant chez Husserl que chez Lévinas. La phénoménologie matérielle de Michel Henry (1922-2002) n’est pas étrangère à ce projet. La thèse ici avancée est que la radicalisation de la réduction phénoménologique mettant au jour le travail de l’affectivité transcendantale se traduit cette fois par un privilège de l’esthétique. Cette dernière, conçue comme mode de donnée des objets à un soi éprouvant, se résout finalement en tonalités immanentes dont l’examen relève d’une analytique de l’affectivité. Au fil d’analyses qui prennent en considération aussi bien le donné sensible le plus quotidien que l’expérience de l’oeuvre d’art (notamment Kandinsky, à qui Henry consacra un ouvrage), le concept de « tonalité affective » s’impose ainsi comme le terme dernier atteint par l’enquête phénoménologique à la recherche du fondement de l’apparaître. Ce qui est conquis, au terme de ce qu’il faut alors nommer une véritable « universalisation de l’esthétique », c’est le terrain d’un échange incessant entre le moi et le monde, passage reposant en dernière instance sur une matière affective qui précède le travail de la représentation. En substituant à l’inventaire des catégories de l’être la prise en compte de « catégories esthétiques » immanentes et tonales, la pensée de Michel Henry s’impose finalement comme ouvrant la voie à un possible dépassement esthétique de la métaphysique.
  • 佐藤 勇一
    2016 年 6 巻 p. 111-132
    発行日: 2016年
    公開日: 2017/02/01
    ジャーナル フリー
    Cet article traite de la lecture henryenne de Franz Kafka. Pour le philosophe et romancier Michel Henry, Kafka est un antécédent qui écrit un expression de la vérité philosophique et qui cherche un chemin de la vérité toujours égaré. Dans les aphorismes de Kafka, en effet, il y a deux vérités : celui de « l’indestructible », qui est exprimée par « l’arbre de la vie » , c’est-à-dire, une expérience d’Adam avant qu’ il n’ait été obligé de quitter le Paradis, et celui de la connaissance, c’est-à-dire une expérience de l’égarement exprimée par « l’arbre de la connaissance ». Henry considère ce que Kafka appele « l’indestructible » la vérité de la vie, en faisant état de l’Évangile de Jean et du texte de Fichte. Le refus du « monde », le refus de la mort de Jésus-Christ sont les points communs entre l’interprétaion henryenne de Jean et son interprétation fichtienne. Au centre de la lecture henryenne de Kafka se trouvent les mots du Christ en Jean : « Moi, je suis le Chemin et la Vérité et la Vie » et « C’est Moi qui suis la Porte : celui qui entretra par moi [...] il ira et il viendra et il trouvera pâture... ». Les aphorismes de Kafka et « l’affiche du Grand Théâtre d’Oklahoma » dans Amerique sont les expressions de la communauté (« Fond », « Fils dans le Fils » etc.). Dans la philosopie de Henry, Kafka est un « penseur religieux » qui pense à la vérité de la vie et à la communauté.
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