Transactions of the Japan Academy
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Article
  • Tetsuya SHIOKAWA
    2019 Volume 74 Issue 2 Pages 41-
    Published: 2019
    Released: January 16, 2020
    JOURNALS FREE ACCESS
     Le jansénisme fut incontestablement l'un des plus grands problèmes religieux dans la France de l'Ancien Régime, et exerça une influence considérable non seulement sur la religion, mais aussi sur la politique et sur la société, voire sur les moeurs et sur la culture de l'époque. C'est, selon l'avis officiel de l'Église catholique, une doctrine hérétique concernant le rapport de la grâce divine avec le libre arbitre de l'homme. Mais s'il n'y était vraiment question que du seul problème théorique de la théologie, on comprend mal pourquoi le jansénisme devint un mouvement contestataire qui ne cessa de menacer l'État et l'Église de France pendant les XVIIe et XVIIIe siècles, du règne de Louis XIII jusqu'à l'époque révolutionnaire. Il n'est évidemment pas possible dans le cadre du présent article de procéder à une étude globale du sujet, en tenant compte du tout le déroulement du problème janséniste qui s'étend sur plus d'un siècle et demi. Notre propos est de rechercher ce que fut l'affaire janséniste et quels en étaient les véritables enjeux, en nous focalisant sur le premier stade du problème, principalement celui des « cinq Propositions » attribuées à Cornelius Jansénius, qui fut débattu dans les années 1650. Pour anticiper sur les discussions à suivre, disons que ce qui fit l'objet du litige sous le nom de jansénisme ne fut pas simplement une doctrine théologique touchant le rapport de la grâce divine avec la liberté humaine. Certes, elle est à la fois le point de départ et le fondement de la polémique. Mais, parallèlement à cela, il ne faut pas laisser échapper une autre série de problèmes, comme celui de savoir si les décisions de l'Église touchant la foi et la discipline sont infaillibles ou non, ou, celui de savoir quel attitude les membres de cette Église peuvent et doivent prendre, quand il leur arrive d'avoir des doutes sur la vérité de ces décisions, ou encore, quelles mesures l'Église peut et doit prendre à l'égard de tels membres, en un mot, une série de problèmes ecclésiologiques concernant l'infaillibilité et la tolérance. Telles sont les idées qui servent de fil conducteur à notre enquête. Mais il y a aussi un autre sujet à envisager. C'est Pascal et Port-Royal. Ce dernier passa, comme on le sait, pour le foyer du jansénisme et fut à ce titre en butte aux persécutions aussi bien de l'Église que du pouvoir royal. Quant à Blaise Pascal, il fut sympathisant de Port-Royal et joua un rôle crucial dans le mouvement de résistance contre les persécutions à l'égard des jansénistes. C'est lui qui, avec son compagnon de lutte, Antoine Arnauld, inventa une théorie de la tolérance ecclésiastique, en se fondant sur le droit de la conscience.
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  • Kanji ISHII
    2019 Volume 74 Issue 2 Pages 65-
    Published: 2019
    Released: January 16, 2020
    JOURNALS FREE ACCESS
     The industrial revolution in Japan in the latter half of the 19th century, the first industrial revolution in Asia, did not depend on foreign capital until 1899, when the Japanese government called off the prohibition on foreign capital investment. This change was a result of Japanese law courts beginning to consider the crimes of foreigners in Japan.
     Even after 1899, the amount of foreign capital used in private enterprises within Japan was unexpectedly small. In 1914, only 7% of all stocks and debentures of private enterprises were foreign-owned. How did Japanese entrepreneurs then raise money for industrialization?
     Big enterprises raised money domestically through joint-stock companies. The stockholders invested not only their own money but also money borrowed from banks using their stocks as security. Most stockholders were merchants and financiers, including those who started their businesses in the Edo era. Although the loan business with the merchants set up by the biggest moneychangers, such as Mitsui and Kounoike, was said to be declining toward the end of the Edo era, it is notable that the draft business, which promoted modernization of the economy, was growing.
     In Japan, payment to distant clients by bills of exchange began in the 13th century, and payment to nearby clients by such bills began in the 17th century. However, Japanese moneychangers did not develop a business around discounting bills because Japanese merchants did not use terminable promissory notes.
     In this paper, I first discuss cases of settlement of transactions involving cotton goods and fertilizers between Owari (present-day western Aichi Prefecture) and Edo (present-day Tokyo) by bills of exchange. I also discuss cases of settlement for trade of cotton goods and tea between Yokohama and Kamigata (present-day Osaka and Kyoto) by bills of exchange. The latter cases were important in keeping foreign merchants from making inroads into Japan’s market. It also led to Japanese merchants accumulating capital via cash payments with foreign merchants in Yokohama.
     I then discuss cases of settlement among merchants by bills of exchange in Kamigata in the late Edo era. Such settlements became common in Osaka as well as its suburbs, thereby reducing the loan interest rate to approximately 6%, which was almost half of that in Edo.
     In Osaka, bills of exchange could be settled by many moneychangers who were further controlled by the biggest moneychangers, particularly Kounoike, Mitsui, and Kajimaya. Contrary to popular belief that Mitsui was in financial straits by the end of the Edo era, the real situation of Mitsui was promising when the draft business was taken into account.
     Although many moneychangers went bankrupt during the Meiji Reform, a considerable number of them survived the phase. Additionally, many powerful newcomers such as Chojiya, Nunoya, and Yasuda began operating during this period. Some of these moneychangers even established modern banks. The most important suppliers of capital for the industrialization in Japan were the merchants, both old and new, headed by moneychangers.
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