1962 Volume 5 Pages 17-26
Au mois d’août 1961, j’ai donné un Essai sur “La Grenouille” au tome I des Etudes Françaises publiées par la Société d’Etudes Françaises (dont je suis le président) à l’Université des Langues Etrangères d’Osaka. Parmi les oeuvres européennes traduites en japonais par le grand écrivain et traducteur Mori OGAÏ (1862-1922), il y a un seul conte provençal, La Grenouille de Narbonne de Frédéric Mistral. Cette traduction a été publiée dans la revue Waréra (Nous) au mois de juillet 1914 et, cinq ans plus tard, mise en tête d’un recueil de traductions faites par Ogaï. Cette fois elle a eu le titre simplifié de Kaérou (Grenouille) et le livre lui-même a été nommé Kaérou.
Dans mon dernier essai, j’ai comparé le texte original avec l’oeuvre en japonais, montré les grandes différences entre les deux, cherché l’édition du texte qu’Ogaï avait pris pour sa traduction. J’ai aussi étudié quelle signification a cette petite oeuvre dans la longue carrière de traducteur et d’écrivain d’Ogaï et j’ai conclu que la traduction de La Grenouille de Narbonne est l’oeuvre allégorique qui met le point final à la vie littéraire de l’écrivain japonais.
Les Etudes Françaises est une revue de tirage très limité. Et tout de suite après la publication de ce numéro, je suis parti pour Bordeaux en vue d’assister et faire une communication au Congrès international de langue et littérature d’oc. Les voyages en France et les investigations ultérieures m’ont fait trouver des erreurs et des imperfections dans mon essai. Dans ce deuxième essai, je ne répète pas en détail et omets ou simplifie ce que j’ai dit précédemment et que je trouve juste ou exact même maintenant. D’autre part, je retouche quelques parties et ajoute des choses nécessaires à mon essai original.