2018 年 13 巻 1-2 号 p. 212-226
Dans cet article, nous nous intéressons à la place occupée par des mises en mots dans des expériences de mobilité académique encadrée et aux fonctions qu’elles y assurent, en nous demandant si elles participent ou non à une quelconque « formation ». Examinant les différents objectifs et attentes des co-acteurs de la mobilité, nous nous interrogeons pour savoir si, dans le cas spécifique d’une université japonaise organisant un stage linguistique et culturel court en France, le choix des formats d’écriture proposés aux étudiants, se révèle pertinent ou non. Notre analyse nous amène à penser que le flou des prescriptions ne dessert en aucun cas le passage à la restitution de l’expérience. Bien au contraire, il permettrait aux stagiaires de transformer les formats d’écriture en des lieux d’expression ou de réassurance identitaire et de faire valoir leur intégration à une communauté nationale-culturelle.
This paper aims to clarify the role played by different writings in the case of an academic mobility experience that occured between Japan and France. Even if the objectives and expectations in writing are not precisely expressed by the institutional authorities (international exchange office, teachers), the students seem not to have a problem to write. It seems that the contents of their writings are less about language, « culture », « intercultural » than about integration in at least two communities: the adult and the « Japanese ».