抄録
Cet article a pour objectif de présenter un petit commentaire par un constitutionnaliste japonais sur un ouvrage récent de Professeur Alain Supiot (La Gouvernance par les nombres [Paris : Fayard, 2015]). Dans la société post-industrielle, les salariés sont juridiquement de plus en plus autonomes, mais en même temps, matériellement subordonnés. La question de cet article concerne la raison pour laquelle Supiot suit ce raisonnement paradoxal. Pour répondre à cette question, je compare la thèse de Supiot avec un autre texte, celui de François Ewald (III). Avant ces comparaison et synthèse, je compte préciser ma question au lumière des deux contextes et de comparaison avec le droit japonais (I, II). Je pense que l’enjeu est de savoir si le péril de stabilisation de rapports de force est sérieux ou non.