Les etudes merleau-pontiennes
Online ISSN : 2188-725X
Print ISSN : 1884-5479
Volume 19
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articles
  • Maiko SAKAI
    2015 Volume 19 Pages 1-15
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    Entre 1951 et 1952 à la Sorbonne, Merleau-Ponty donnait un cours intitulé « L’expérience d’autrui » dans lequel on trouve le croisement de deux thèmes très importants, Autrui et L’expression. Son argumentation sur autrui nous permet de discuter l’individualité d’autrui, qui peut être l’obstacle pour celui qui se fonde sur la coexistence originelle et corporelle, dans le cadre merleau-pontien.
    Dans l’argumentation de « l’experience d’autrui », il est dit qu’autrui apparaît en tant que « sens » de « l’expression de soi ». Ceci est l’expression supérieure par les expressions variées en moyens (par exemple, le langage, la création, la conduite etc.) ; le sujet de l’expression y transparaît comme sens vivant. Examinée telle expression, la « signification oblique » fonctionne. Cette signification, qui s’inspire de la théorie linguistique, consiste en la configuration des signes et au « dépassement » du signe vers le sens.
    Mais en même temps que son apparition, autrui « peut disparaître et ne laisser que son rôle ». Pour une part, l’expressivité d’autrui s’affaiblie et est capturée dans la signification déjà faite. D’autre part, autrui est englouti par le stéréotype qui rend possible son expression même. C’est pourquoi certains hommes nous apparaissent comme individu et d’autres comme humain d'une certaine catégorie.
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  • Yasuyuki SANO
    2015 Volume 19 Pages 16-30
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    La distinction entre la parole parlante et la parole parlée que Merleau-Ponty a proposée dans la Phénoménologie de la perception fait partie intégrante de la pensée du langage chez lui. C’est la première notion que nombre de recherches précédentes considèrent comme importante. Mais la deuxième attire moins l’attention.
    Dans cette article, je la mets en question : qu’est-ce que la parole parlée ? D’abord, je montre que la discussion du langage dans la Phénoménologie de la perception suppose les deux distinctions : l’une entre l’usage créatif et l’usage empirique du langage, l’autre entre toutes les actualisations du langage, créatives ou non, et le langage comme la virtualité pure, la langue au sens saussurien. Je veux ici rechercher la deuxième distinction.
    Chez Merleau-Ponty, qu’est-ce que la langue ? Certains disent qu’elle est, pour lui, le pouvoir de parler, un ensemble des habitudes corporelles. Paul Ricœur critique telle conception de la langue parce qu’elle manque de dialogue avec la linguistique, qui regarde la langue comme une structure autonome sans sujet parlant. La solution de ce dilemme se trouve dans le texte de Merleau-Ponty. En recourant à la notion de schème sub-linguistique de Gustave Guillaume, il écrit que la langue n’existe qu’en tant qu’elle est assumé par les sujets parlants. Dans sa discussion du temps et du verbe, Guillaume montre que le système des signes présuppose l’existence du sujet parlant qui les réalise dans sa pensée. C’est cette conception qui permet de réunir deux notions de langue : la structure et l’habitude.
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  • Takuya OGURA
    2015 Volume 19 Pages 31-44
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    Dans Qu’est-ce que la philosophie?, son dernier travail conjoint avec Guattari, Deleuze envisage le concept merleau-pontien de « chair ». Dans ce livre, il définit l’art – distingué de la philosophie et de la science – comme la création de l’« être de sensation » qui n’est ni représentation ni perception. Dans cette recherche, le philosophe suggère que la chair pourrait révéler cet être. Cependant tout à la fin de son œuvre, il nous laisse une affirmation énigmatique selon laquelle la chair est « trop tendre » pour porter l’être de sensation et que « c’est la chair qui doit être portée ». Il introduit ainsi sa propre logique de la sensation à laquelle la chair merleau-pontienne manque.
    Dans cet essai, nous explorerons la manière selon laquelle Deleuze élabore sa conception de l’être et de la logique de la senation, en faisant face au « logos du monde sensible » et à l’invention du concept de chair chez Merleau-Ponty. En s’appuyant sur la pensée d’Erwin Straus, à qui les deux philosophes doivent beaucoup dans leurs théories de la sensation, nous traçons la problématique de la sensation qui les pénètre, pour comprendre la raison pour laquelle la chair est « trop tendre » et ce qui pourrait remplacer à celle-ci.
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  • Shintaro AKASAKA
    2015 Volume 19 Pages 45-57
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    Maurice Merleau-Ponty dédie à Jean-Paul Sartre un article intitulé « le langage indirect et les voix du silence » paru en 1952 pour la première fois dans Les temps modernes.
    Dans cette étude, nous tentons de reconstruire le jeu théorique de Merleau-Ponty en le comparant avec sa variante inachevée intitulée « le langage indirect » dans La prose du monde, et nous élucidons le contraste entre les deux philosophes français.
    Dans son texte, Merleau-Ponty reprend le terme sartrien d’« appel » dans la perspective historique. Par cela même, il propose l’Histoire unique de l’expression où toutes expressions artistiques se rejoignent. Cette Histoire ou plus précisément la tradition de la perception nous indique les deux aspects du concept de l’individu, c’est-à-dire l’indivisibilité et l’individualité de l’action même de l’expression. En guise de conclusion, nous nous interrogeons sur la question de la rupture ou la destructibilité de l’Histoire.
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  • Keiko NISHIOKA
    2015 Volume 19 Pages 58-69
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    Merleau-Ponty traite du « moi » comme un voyant-visible entre les choses dans l’espace et surtout entre les hommes dans le temps. Il considère aussi que voir chez l’homme équivaut à l’acte de peindre, qui est plus un événement tourné vers l’avenir que vers le passé. Pour saisir la structure de sa pensée, j’utilise l’expression « la médialité de la peinture » qui désigne la relation entre le moi et les choses, et celle de « l’historicité du regard » qui fait référence aux liens entre le moi et les hommes. Ces notions ne sont pas présentées dans ses oeuvres, mais on peut dire qu’elles sont utiles pour comprendre les problématiques liées à la peinture. Merleau-Ponty évoque un temps primordial qui ne passe ni linéairement ni dialectiquement, et où chaque moment offre une nouvelle possibilité de répétitions infinies.
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  • Masato GODA
    2015 Volume 19 Pages 70-84
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    Jean-Clet Martin dit que “Aucune pensée ne se réalise dans l’histoire sans prendre l’aspect d’une constellation” (Constellation de la philosophie, Kimé, 2007, p. 7) ; mais celle-ci n’est jamais tout faite, ce sont les lecteurs et leurs interprétations qui devraient la créer sans cessse. De ce point de vue, quelle conjonction cet “et” entre ces deux notions pourrait-il signifier pour moi ou pour nous ? D’après Deleuze, le (ou les) “coprs sans organes” se situe “à la limite du corps vécu” dont parle Merleau-Ponty. Si on tenait compte du fait que la philosophie de Deleuze se concentre elle-même sur la question de “limite”, et qu’il parle sans cesse de la “stricture” (Derrida) mobile de la limite, la position (ou les position) du “corps vécu” par rapport au (aux) “corps sans organes” n’est point simple ni linéaire. La situation paraît devenir d’autant plus compliquée que la “chair” se dégage du “corps vécu”, s’approche par là davantage, si l’on peut dire comme ça, du (des) “corps sans organes”. En suivant les sillages de la pensées de Deleuze dans leurs rapports dynamiques et sinueux avec celles d’Erwin Straus, d’Henry Maldinay, de Mikel Dufrenne etc., je m’efforçais dans cet essai de dé-couvrir d’une manière “microscopique” un vaste champ ou “milieu” problématique entre “chair” et “corps sans organes”.
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  • Tetsuo SAWADA
    2015 Volume 19 Pages 85-97
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    À la célébration du vingtième anniversaire de Japan Merleau-Ponty Circle, la tâche s’impose de réfléchir à nouveau sur l’ouverture et le développement de la dernière pensée du philosophe, car au cours de ce quart de siècle se trouvent mis à jour la plupart de ses manuscrits et notes eux-mêmes susceptibles de reprendre la lecture de son Le visible et l’invisible.
    Notre discussion consiste, dans cet horizon, en deux points : en premier lieu, ce phénoménologue, à sa dernière pensée, tente de considérer les phénomènes, les choses et les vécus au niveau des « éléments » au cours desquels chacune expérience perceptive « s’empiète » l’une sur l’autre en prenant forme bien subtile de « lambeaux » ou de « haillons » ; en deuxième lieu, sans se contenter de décrire une telle réciprocité du phénomène en tant qu’éléments, ce phénoménologue n’y maque pas de réfléchir sur l’aspect paradoxal (le « fantôme », l’« illusion » de centre ou l’« imminence » selon sa terminologie) de la vie humaine. Ces deux aspects nous permettront de réfléchir sur ce qu’il voulait réaliser dans sa dernière pensée sans limiter trop hâtivement la discussion à la « chair » ou au « chiasme ».
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  • Shuichi KAGANOI
    2015 Volume 19 Pages 98-107
    Published: September 27, 2015
    Released: September 26, 2015
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    Les recherches merleau-pontyennes ont été commencées au Japon par la première génération représentée par MM. Gen Kida, Shizuo Takiura, et succédées par la deuxième y compris nous-même. Maintenant, elles sont portées sur les épaules de la troisième ou de la quatrième génération. Aujourd’hui, nous voudrions bien jeter un regard sur ce courant des recherches au Japon en mettant au point sur la notion de la forme (Gestalt), et y chercher la nouvelle orientation de déchiffrer la dernière pensée de Maurice Merleau-Ponty.
    Merleau-Ponty lui-même a utilisé jusqu’à La Structure du comportement cette notion dans le sens que la psychologie de la forme lui avait attribué. Mais, au moment de la Phénoménologie de la perception, il l’a appliqué aux explications de la structure “figure-fond” de la perception, et de la notion phénoménologique “Abschattung”, et encore aux élucidations de la temporalité. A partir des Signes, Merleau-Ponty a relié la notion de “Gestalt” et le système négatif de la langue de Saussure. Ainsi, au moment de développer l’ontologie de la “chair” dans Le visible et l’invisible, il a approfondi cette notion de “Gestalt” pour mieux comprendre la relation “visible” et “invisible”.
    Ce que nous voudrions éclaircir, c’est la possibilité du “Weltbild pan-gestaltiste” comprenant du niveau perceptif au niveau langagier, et la fécondité qu’elle nous apporte.
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