ミシェル・アンリ研究
Online ISSN : 2189-6836
Print ISSN : 2185-7873
7 巻
選択された号の論文の5件中1~5を表示しています
  • セレール フレデリック
    2017 年 7 巻 p. 1-20
    発行日: 2017年
    公開日: 2017/05/18
    ジャーナル フリー
    Aussi bien l’idée d’une vie « oubliée », voire même niée dans la barbarie, que celle d’une « vie retrouvée » sont de nature à être portées par une réflexion éthique. Lorsque la phénoménologie radicale de Michel Henry dénonce la « barbarie », elle possède dès lors indiscutablement un tel enjeu éthique. L’article se propose donc d’analyser dans un premier temps l’importante opposition barbarie-culture telle qu’elle est thématisée dans l’œuvre henryenne. Mais il faut aller plus loin dans cette œuvre, si l’on veut saisir le sens profond qu’aurait une vie retrouvée, et se tourner, comme le fait la deuxième partie, vers l’idée d’une reconnaissance de la Vie absolue par le vivant. Enfin, une éthique de l’affectivité (c’est-à-dire de la vie) immanente met en tension les concepts d’affectivité et d’intentionnalité. Présent à travers l’ensemble de l’étude, ce problème est explicité dans une troisième et dernière partie.
  • 加國 尚志
    2017 年 7 巻 p. 21-39
    発行日: 2017年
    公開日: 2017/05/18
    ジャーナル フリー
    Dans Voir l’invisible, Michel Henry explique sa théorie de l’expression en lisant les textes sur l’art abstrait de Vassily Kandinsky. Le principe de l’art chez Kandinsky, formulé comme « immanence = intériorité = vie = invisible = pathos », déploierait les concepts fondamentaux de la philosophie de la vie. Henry reconnaît l’essence de la peinture dans les œuvres de Kandinsky, et y repère le point où la peinture s’apparaît comme révélation, c’est-à-dire comme expression de sentiments intérieurs et invisibles. Nous examinons cette pensée de l’art abstrait comme manifestation de la vie invisible, en la comparant à la théorie du suprême et de l’avant-garde de Jean-François Lyotard. Ce dernier interprète les œuvres de David Newman comme une expression de l’instant, de l’ici et du maintenant, laquelle contraste avec la temporalité du capitalisme moderne et de la techno-science d’information. En suivant leur critiques communes de la notion traditionnelle de représentation, nous comparons la théorie henryenne de l’art abstrait comme expression de la vie intérieure avec celle de l’avant-garde comme expression du suprême et de l’instant. Et ce afin de dessiner la possibilité de l’art contemporaine dans l’histoire de l’art, et de comprendre sa relation avec la philosophie du XXe siècle, laquelle assume la difficulté de notre temps, et entend révéler la vie cachée au-delà de représentation.
  • 関村 誠
    2017 年 7 巻 p. 41-61
    発行日: 2017年
    公開日: 2017/05/18
    ジャーナル フリー
    Michel Henry approfondit sa réflexion sur l’essence de la peinture en examinant l’art abstrait de Kandinsky. Bien que la forme picturale, comme la couleur, constitue pour lui un élément extérieur, elle se détache du monde objectif par sa pureté et puise dans la vie intérieure le principe de son sens. C’est la vie invisible qui détermine la «nécessité intérieure» de la forme devenue «forme artistique pure». Il est intéressant de comparer la pensée de Henry avec la théorie esthétique de Plotin qui, en s’appuyant sur la théorie platonicienne de la participation, tente dans son traité sur la beauté de fonder la relation entre la faculté sensitive et une activité philosophique qui cherche à aboutir au niveau intelligible. Cependant, ce philosophe néoplatonicien insiste, plus fortement que Platon, sur l’intériorité de la forme intelligible et il met en question la reconnaissance de l’accord de «l’eidos qui est dans le corps» et de «l’eidos qui est antérieur au corps». Ce dernier, situé à l’intérieur de l’âme humaine dans l’argument concernant le jugement de la beauté, consiste en une forme intelligible et intérieure qui confère aux choses sensibles leur unité et permet leur accord. Il est ainsi possible de voir une certaine similitude entre Plotin et Michel Henry qui affirment tous deux le primat de l’intérieur sur l’extérieur. Une réflexion comparative portant sur leurs arguments à propos du mode de révélation de l’interne, qui est lui-même invisible, nous conduira à mieux comprendre la dimension spirituelle de l’expression artistique.
  • 本郷 均
    2017 年 7 巻 p. 63-86
    発行日: 2017年
    公開日: 2017/05/18
    ジャーナル フリー
    Dans son livre Voir l’invisible, Michel Henry s’appuie sur les écrits de Kandinsky. Or, bien que Kandinsky, ami du grand compositeur Schönberg, voie « les mêmes pouvoirs que ceux de la musique » à l’œuvre dans la peinture, Henry ne parle quant à lui jamais de la musique. L’article vise à élucider ce silence sur la musique, ou ce manque de référence à la musique chez Henry, et suggère qu’un tel « oubli » provient de la structure même de la pensée henryenne. Autrement dit, la triade qui sert ici de titre (« Michel Henry, la Nuit, la Musique ») voudrait suggérer l’alternative puissante et ferme autour de laquelle s’organise son système philosophique : à la façon dont la lumière s’oppose aux ténèbres. Il n’y a pas ici de milieu : ni pianissimo (le « presque rien » pensé par Jankélévitch) ni gris au crépuscule (Klee) qui permette à l’œuvre d’art d’être là tout en se faisant visible. C’est cette absence de milieu qui laisse entendre la raison pour laquelle le mot « silence » n’apparaît pas dans le lexique henryen.
  • 北村 晋
    2017 年 7 巻 p. 87-104
    発行日: 2017年
    公開日: 2017/05/18
    ジャーナル フリー
    La logique médiatrice dialectique de Hegel a apporté une solution décisive au paradoxe sur la transcendance et l’immanence, puisque l’hégélianisme peut être consideré à la fois comme le transcendentalisme redical et aussi comme l’immanentisme ultime. Il récolte et récupère tous les transcendants depuis les idées de Platon jusqu’aux choses en soi de Kant dans sa région d’immanence. Finalement le tout (das Ganze) comme immanence s’achève dans le savoir absolu de l’hégélianisme. Il nous semble que cette logique hégélienne est le plus fort logos dans la tradition de la philosophie occidentale. Or, dans la conception de différence ontologique, Heidegger fait la distinction entre l’être et l’étant. Nous devons comprendre cet étant heideggerien comme tous ce qui nous peut apparaître, c’est-à-dire que nous pouvons nous représenter. Ainsi peut-on lire dans l’expression heideggerienne de «l’étant en somme» la même situation que le tout qui comprend tous les transcendants. Cette situation s’appelle l’économie de la représentation. L’économie de la représentation doit, selon Derrida et Kashiyama, être close et rencontrer son «dehors», son «autre»(=le néant). D’après la différence ontologique, l’être n’est pas l’étant. L’être est donc identifié au non-être, au néant. L’«immanence» henryenne n’est rien d’autre que ce néant.
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