ミシェル・アンリ研究
Online ISSN : 2189-6836
Print ISSN : 2185-7873
ISSN-L : 2189-6836
5 巻
選択された号の論文の4件中1~4を表示しています
  • 上野 修
    2015 年 5 巻 p. 1-13
    発行日: 2015年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Le bonheur de Spinoza, a Masters dissertation of young Michel Henry, is of more than a curiosity. It is of great interest in that it betrays its relation so close and yet so far to Baruch de Spinoza’s ontological ethics. In this paper I will discuss how young Michel Henry felt himself akin to Spinoza in respect of the quest for bliss in union with Nature-God, and how he was disappointed with its outcome. Henry sees in Spinoza a contradiction between desire for beatitude and geometrical demonstrations the Ethics deploys to achieve it. He believes this rationalistic vein would rule out any possibility of a sentiment of union by replacing it simply with its pale intellectual concept. I will show the contrary is true. Spinoza’s bliss is essentially linked with the geometrical manner. The eyes of the mind are demonstrations themselves, he says, which alone can make us “feel and experience” our own eternity by means of an eternal vision that leads us to the truth of being as a body in union with Nature-God. In this respect it is Spinoza that is so close to and yet so far from Henry. Finally I will propose to look at the paradoxical figure of Spinoza in the context of contemporary French thought, i.e., in the tension between phenomenology and anti-phenomenology tenets since the late 1930s, where certain Spinozist ideas seem to be present in both camps, such as the pantheistic immanentism we see in Henry on the one side and Jean Cavaillès’ conviction of Spinozan necessitarianism on the other.
  • 合田 正人
    2015 年 5 巻 p. 15-28
    発行日: 2015年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Comment lire Le bonheur de Spinoza, mémoire du DES rédigé par le jeune Michel Henry sous la direction de Jean Grenier à Lille au cours de l’année universitaire 1942-1943 ? Avant la publication de ce texte en 2004, il y avait peu de gens qui sentaient la nécessité de se référer à Spinoza afin d’analyser les textes de Henry. Aussi le texte imprévu sur Spinoza a-t-il plus ou moins étonné les lecteurs de Henry ; étonnement est devenu d’autant plus grand qu’après ce texte-là Henry n’a plus mentionné Spinoza ou presque. Etant donné que le sujet même du mémoire a été proposé à Henry par Grenier, n’étatit-il qu’un produit tout à fait accidental ? Ou bien, l’‘‘esprit de Spinoza’’, comme le dit Jean-Luc Marion, survivait-il malgré l’apparence dans tout l’itinéraire de Henry ? Ces deux hypothèses nous paraissent inadmissibles. Dans ces conditions, nous nous sommes propososé de montrer que la découverte des contradictions ou de la limite insurmontable du spinozisme dans Le bonheur de Spinoza était nécessaire à Henry pour élaborer les positions de L’essence de la manifestation. En deuxième temps, nous avons pris Levinas, admirateur de Henry, pour un autre cas de ‘‘forclusion de Spinoza’’(Jean-Luc Nancy) ; mais le ‘‘forclos’’ ne reviendrait-il pas dans Levinas aussi bien que dans Henry ?
  • 本間 義啓
    2015 年 5 巻 p. 29-48
    発行日: 2015年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Quelle est la vérité qui me permet de dire je comme moi que personne ne peut remplacer ? Selon M. Henry, la vérité du moi prend sa source dans la Vie. «La possibilité de dire «moi», «je» (…) n’est intelligible que dans la Vie phénoménologique absolue». Je ne m’éprouve moi-même que dans la mesure où la Vie m’a généré en elle pour me constituer comme être vivant. La vérité qui fait de moi, moi-même et, que je suis, n’est rien d’autre que la vérité de la Vie.
      Il faut remarquer que selon Henry la vérité de la Vie est vécue comme une violence −− «violence telle qu’il n’est contre elle nulle protection». Cela veut dire ceci : la Vie me fait violence, autant que je suis moi-même. Car c’est seulement dans la venue dans la Vie que je m’éprouve moi-même comme moi que je suis. Cette violence d’être moi est la violence de la vérité qui constitue chaque vivant comme ce qu’il est lui-même. La violence constitue ainsi une «épreuve» de la Vie dans laquelle je m’éprouve moi-même.
      L’objectif de la présente recherche consiste à analyser cette violence de la vérité pour éclairer l’ipséité du moi dans la Vie. La violence de la Vie absolue surgit comme la «naissance transcendantale». Pour approfondir ce concept, nous aborderons le problème de la «temporalité propre à la Vie». Nous proposons ensuite d’interpréter, à partir de l’analyse de la temporalité en tant que condition formelle de la constitution de l’ipséité, le rapport de la violence de la Vie à l’ego. Nous verrons enfin comment la temporalité de la Vie constitue chaque ego comme vivant, tout en mettant celui-ci dans la passivité par rapport à la violence de la Vie.
  • 川瀬 雅也
    2015 年 5 巻 p. 49-67
    発行日: 2015年
    公開日: 2019/07/12
    ジャーナル フリー
      Le phénomène de culture est toujours hanté par une ambiguïté. La culture signifie, d’un côté, l’humanité même, la vie humaine elle-même, et d’autre côté, des modes empiriques et contingents de la vie, de l’expression, de la production / consommation et des rites etc. qui sont essentiellement apparaissent dans l’institution, la tradition et la communauté. La culture a, pour ainsi dire, deux visages : l’un est essentiel en tant que l’humanité même et l’autre est particulier à chaque institution, tradition et communauté.
      Or ce visage particulier de la culture semble étranger à la phénoménologie de la vie de Henry tandis que son visage essentiel lui est familier. En effet, alors que la phénoménologie de la vie exclut strictement l’élément qui est extérieur à la vie des individus et qui la dissoudre dans l’ensemble, l’institution et la communauté sont censés être au dehors des individus, enclore la vie des individus en elles-mêmes et la déterminer unilatéralement. Alors, en se fondant sur la phénoménologie de la vie de Henry, comment on put expliquer l’intuition et la communauté qui sont essentielles au phénomène de culture. Nous répondons ici à cette question en faisant état de la notion de «généalogie» que Henry emprunte à Marx. Cette notion nous aide à expliquer, non seulement la génération de la culture, mais aussi la multiplicité de la culture et le rapport entre des cultures à partir de la vie des individus. Nous esquissons, à la fin de cette article, la perspective que la phénoménologie de la vie peut prendre du ce point de vue à l’égard de la multiplicité de la culture, de l’inter-culturalité et du «vivre-ensemble» dans la société multiculturelle.
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