Etudes de langue et litterature francaises
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Volume 77
Showing 1-27 articles out of 27 articles from the selected issue
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Etudes en japonais
  • Miyabi TOKUNAGA
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 3-12
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    On sait que Montaigne fait l'eloge de Socrate ca et la dans les Essais et qu'il cherche a s'identifier au philosophe athenien, surtout dans ses dernieres annees. On denombra 113 occurences du nom Socrate dans les Essais (16 le texe de 1580, 32 dans les additions de 1558 et 65 dans celles qui sont posterieures a 1588). Cependant, Montagne ne comprend pas ce qu'est le demon de Socrate ni son idee essentielle, a savoir que la vertu est fille de la connaissance. Dans cet article, nous avons tente d'analyser un autre point de divergence, celui que fait surgir la question de la physionomie de Socrate. Montaigne parle de la physionomie de Socrate dans les chapitres ≪De la cruaute≫ (II, 11) et ≪De la phisionomie≫ (III, 12). Il consacre une bonne partie de ces deux chapitres a des sujets sans rapport direct avec leur titre. Mais c'est un meme fait qui l'amene a ses considerations sur la cruaute et la physionomie: la laideur de Socrate, qui repondait a ≪ceux qui reconnoissioent en sa physionoie quelque inclination au vice≫, qu'il avait corrige ≪par force de la raison≫ ses ≪conplexions naturelles≫. Prenant le contrepied, Montaigne affirme que lui n'a pas ≪trouble par art≫ son ≪inclination≫; il evoque des experiences lors desquelles il a echappe aux pires dangers et desarme la violence, lui qui hait ≪cruellement la cruaute≫, grace a son ≪port favorable et en forme et en interpretation≫. Cette analyse nous perment de conclure que Montaigne ne s'identifie pas a Socrate, puisqu'il avoue que ce qu'il a de bien, il na le tient ≪ny de loy, ny de precepte, ou autre aprentisage≫. La physiognomonie remplit une fonction importante dans la construction de ces deux chapitres; elle conduit a leur sujet principal.
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  • Haruko SAKAGUCHI
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 13-22
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    La definition de la generation spontanee est, selon Pouchet, chef des partisans de cette theorie, ≪la production d'un etre organise nouveau, denue de parents, et dont tous les elements primordiaux ont ete tires de la matiere ambiante≫. Cette facon de concevoir l'origine de la vie existait en realite depuis l'antiquite grecque et persistait, a titre d'evidence, parmi les scientifiques. C'est au XIX^<eme> siecle que Pasteur acheva d'en demontrer les failles les plus evidentes. Au moment de la polemique qui opposa Pasteur aux heterogenistes (partisans de la generation spontanee), Michelet prit parti pour ces derniers. Il note dans La Mer: ≪La generation spontanee vaincra a la longue≫. Il est assez aise aujourd'hui d'expliquer ce choix d'historien. Michelet entretient d'ailleurs de fermes liens d'amitie avec Pouchet. En fait, la theorie de la generation spontanee, consideree comme ideologie anticlericale, fut attaquee par l'Eglise et le gouvernment du Second Empire et c'est peut-etre pourquoi elle convenait si bien a l'ideologie de Michelet, ennemi des jesuites et chasse de son poste au College de France par le gouvernement de l'epoque. Par ailleurs, bien des ecrits de Michelet presentent, a l'etat latent, des similitudes frappantes avec la theorie de la generation spontanee. Celle-ci fut admise, par exemple, par les philosophes de l'Antiquite, des observateurs des matieres. Nombre d'entre eux, beaucoup pensaient que la vie nait de la matiere terrestre melee d'eau et de feu, pareille a la lave d'un volcan. Et cette meme matiere exerce un attrait certain sur Michelet: ce meme element compose l'interieur de l'uterus de la femme, qui nous invite au souvenir de la matrice. Et la terre est probablement l'une des matieres privilegiees assurant le mieux, sur le plan symbolique, la fonction de lien entre la vie et la mort. Pour Michelet, dont les ecrits ont pour objectif avoue de ressuciter le passe, la terre devient tres naturellement un objet d'etude et de reverie privilegie. On peut ainsi percevoir que la theorie le la generation spontanee est l'expression d'un type de reverie humaine, l'imagination meterielle qu'a conceptualisee Bachelard, selon qui elle est une oeuvre de notre inconscient profond et, sur laquelle l'attitude de Michelet etait fondee lors de cete revolution scientifique.
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  • Fumiyasu KATAYAMA
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 23-35
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    La formule freudienne du savoir inconscient ≪Consciemment nous ignorons notre cause, mais inconsciemment nous la savons≫, sera, selon l'expression lacanienne, traduite ainsi: Mous ignorons que nous savons notre cause. Il s'agit la d'un manque de savoir au coeur meme du savoir que nous pourrons situer au niveau S_1 etant donne que ce signifiant premier, tombe a partir de la chaine de deux signifiants, constitue exactement par cette chute le noeud reel de ces deux signifiants du savoir. En decomposant, selon notre procede, le S_1 en Φ(a)/A, nous pourrons localiser cette absence de savoir plus precisement au champ de l'Autre. Ainsi pourrons-nous dire que le savoir inconscient est l'un des effets provenant de l'existence de cette instance radicale de l'Autre, instance qui se trouve toujours et daja dans notre savoir, et qui constitue l'axe de ce pivotement, ethique par excellence, tel que nous le constatons par exemple chez OEdipe a Colone.
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  • Kai GOHARA
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 36-48
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Cette etude est une reflexion sur la narration d'un romen de Maurice Blanchot, Le Tres-Haut (1948). Au cours de notre lecture, nous nous referons a la notion d'≪inquietude≫: nous essayons de montrer qu'il n'y a dans ce roman ni commencement ni fin, que le narrateur n'y parle pas son langage, qu'il ne peut meme etre distingue des paroles narrees, c'est-a-dire du roman lui-meme. Klossowski a fait remarquer que le nom du personnage narrateur, Henti Sorge, devait etre traduit en allemand par Heinrich Sorge, car le Sorge, ≪souci≫, est une notion heideggerienne importante: l'etre propre du Dasein, de ≪l'etre-la≫. Or vers la fin du roman, un personnage, Jeanne, appelle Henri Sorge ≪le Tres-Haut≫. Ces deux noms, Henri Sorge et le Tres-Haut, indiquent que le narrateur est Dieu comme pur souci et rappellent le caractere inquietant du nom de Dieu comme pur souci et rappellent le caractere inquietant du nom de Dieu, voire de tous les noms. Mais ≪le Tres-Haut≫ est aussi le titre du roman. D'ou une sorte d'inchainement de l'≪inquietude≫: outre le narrateur et ses paroles qui sont le roman, sont inquietees la notion d'auteur et celle de Dieu, de sorte que personne ne peut plus etre sujet de la narration. De fait, l'epigraphe se compose de deux repliques d'Henri extraites du texte a l'epigraphe se compose de deux repliques d'Henri extraites du texte a suivre, ou il est affirme sous la forme ≪je suis…≫ qu'on est un piege et la verite. Le ≪je≫ qui, a cette place, est a la fois Henri et le roman et l'epigraphe, donne un avertissement a celui qui s'apprete a parler autant qu'au lecteur. La premiere phrase du roman est aussi une sorte de citation: l'affirmation ≪j'etais un homme quelconque≫ est la reprise a l'imparfait d'une replique d'Henri. Jeanne l'a nomme ≪le Tres-Haut≫, Henri denie desesperement, mais l'exces meme de sa reaction suggere la justesse des mots de Jeanne. Tout le roman peut alors etre lu comme les parolos par lesquelles Henri se denie comme Dieu. Si ses paroles sont aussi vehementes, c'est que sans ce deni, il deviendrait Dieu transcendant, sans plus pouvoir exister comme Henri. Jeanne, au contraire, ne suppoorte pas que Dieu existe devant elle, et elle tire sur Henri. En vain, puisque la derniere phrase du roman est ce cri d'Henri: ≪Maintenant, c'est maintenant que je parle≫. L'histoire du Tres-Haut peut etre consideree comme narree a partir de cet instant, sans qu'Henri, malgre sa declaration, puisse parler son langage. Henri Sorge a passe la mort et ne survit que comme langage, il est a la fois poete et le langage de la poesie.
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  • Yoshiko SAKAMOTO
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 49-59
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Notre etude a pour objet d'examiner l'effet, dans la realite, de la resistance a la ≪peur≫ des personnages aux yeux bleus chez Marguerite Duras. Dans Les Yeux bleus Cheveux noirs, le recit relate l'histoire de la ≪peur≫ eprouvee par deux amants aux yeux bleus a l'idee de perdre l'image de leur desir: prets a disparaitre de toute histoire humaine, ces personnages renoncent a ecrire le livre qui devait transmettre l'image de leur desir. Est-ce a dire au'ils closent leur histoire de sorte que personne ne la sache ni n'en evoque plus l'image, et qu'ils se rendent a la ≪peur≫? Non, car l'histoire est sauvee de la cloture grace aux indications sceniques placees dans le texte: selon celles-ci, un acteur lit le recit sur scene, en y melant des mentions concernant les circonstances de sa lecture. L'acteur raconte ainsi l'histoire en meme temps qu'il la recoit. Il s'ensuit que les personnages amants et les spectateurs sont ramenes a un meme niveau dietetique et que l'histoire qui allait s'effacer sans aucun temoin est desormais regardee, qu'elle ressuscite a la faveur de la ≪peur≫ elle-meme. La ≪peur≫ -avec le sursaut qu'elle provoque- intervient donc paradoxalement pour renouveler l'image mourante et la faire revivre. Et cet effet paradoxal de la fiction se repercute dans le reel, a travers les yeux bleus que tournent les personnages durassiens vers le narrateur et vers chaque lecteur. Somme toute, cette resistance a la ≪peur≫, dans et par la fiction, n'est rien d'autre, chez Duras, qu'une resistance a la ≪peur≫ reelle eprouvee par Duras devant l'injustice sociale.
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  • Masahiro IWAMATSU
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 60-71
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Traditionnellement, les recits de voyage imaginaire exploraient les regions lointaines car la plausibilite d'un pays imaginaire augmente a mesure que se reduisent les connaissances historico-geographiques du lecteur. Au XX^e siecle, au contraire, beaucoup d'ecrivains installent leurs pays imaginaires paradoxalement en Europe. Nous traitons ici les pays imaginaires censes se situer en Europe orientale: 1. Poldevie (1): Cette caricature d'un pays de l'Est, inventee en 1929 par Alain Meillet, journaliste nationaliste, reapparut trois fois jusqu'a l'annee 1945 figurant dans Les derniers jours (1936) de Raymond Queneau, la ≪Legende poldeve≫ (42) de Marcel Ayme, Mon ami Pierrot (45) de Queneau. 2. Orsinie: Chroniques orsiniennes (1976) et Malafrena (79) d'Ursula K. Le Guin, postulent un pays europeen suppose peripherique (Malafrana decrit le XIX^e siecle de ce pays sous l'influence du regime Metternich). 3. Caronie: Roman Roi (1983) et Roman furieux (87) de Renaud Camus precisent la situation historico-geographique de la Caronie par la carte geographique, la genelogie du royaume (ou se trouve Josephine Tascher et la reine Victoria) et un dictionnaire biographique. 4. Poldevie (2): La Belle Hortense (1985), L'Enlevement d'Hortense (87), L'Exil d'Hortense (90) et Le Chevalier Silence (97) de Jacques Roubaud reprennent la Poldevie comme pays purement speculatif et ≪impossible≫ a la maniere de Borges ou de Calvino. Notre etude vise a une poetique descriptive des systemes onomastiques qutonomes, du point de vue semantique; nous examinons la variete de la relation entre l'invention fictive, les elements de la realite, et les emprunts intertextuels des oeuvres precedentes.
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  • Atsushi TOBE
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 72-83
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Nous examinerons ici le mecanisme semantique de la proposition infinitive independante, qui, malgre son incompletude syntaxique, constitue un enonce. De par sa definition traditionnelle, l'infinitif, forme nominale du verbe, conserve les deux aspects fonctionnels, nominal et verbal. Ils apparaissent egalement dans les emplois de la proposition infinitive independante. Le statut nominal de l'infinitif, ou celui-ci exrprime la notion du proces verbal, perment deux emplis: l'etiquetage et la paraphrase d'une autre expression donnee. On notera bien que l'infinitif exige indifferemment comme support de son apparition l'objet de reference, ce qui est une caracteristique premiere dans tous les cas de la proposition infinitive independante. Quant a ses usages verbaux, ou l'infinitif ne subit aucune determination personnelle, temporelle, modale, etc., on les regroupe ici en quatre types, que expriment respectivement un souhait, une exclamation, une consigne, et une deliberation. (1) Souhait: en choisissant comme moyen d'expression l'infinitif, l'enonciateur peut ainsi manifester son desir. (2) Exclamation: l'infinitif exclamatif implique l'existence de deux points de vue poopses. L'enonciateur, en se fondant sur son point de vue, met en caule la validite du proces, au moyen de l'infinitif qui renvoie a l'evenement ou l'enonce en question. (3) Consigne: l'infinitif dit imperatif tire de sa source, regle ou sorte de filiere, la valeur d'une consigne, c'est-a-dire la valeur deontique generale. (4) Deliberation: l'infinitif combine a l'interrogatif construit une forme de deliberation ou d'hesitation, lorsque l'enonciateur ne peut juger la valeur du proces. Ainsi les emplois de la proposition infinitive independante s'expliquent pqr les deux aspects, nominal et verbal, de l'infinitif.
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  • Yoshitaka HARUKI
    Type: Article
    Volume 77 (2000) Pages 84-96
    Released: August 11, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Dans des articles deja publies, j'ai essaye de mettre en lumiere l'operation enonciative qui sous-tend les divers effets de sens de l'imparfait. (Voir Haruki (1992, 1999).) Mais ici, je me propose plutot d'eclaircir la source de ces divers effets de sens. Boila notre hypothese: l'enonce a l'imparfait est toujours un enonce attributif quel que soit son effet de sens. On rencontre parfois des verbes perfectifs mis a l'imparfait dans une proposition relative, sans pouvoir les definir comme imparfait narratif ni comme imparfait de rupture. (1) J'ai rencontre un refugie qui qrrivait du Kosovo. Notons, c'est un point important, que dans ces exemples, les imparfaits se trouvent dans une relative. La proposition relative est un element qui constitue un sytagme nominal dont le noyau est un antecedant. La fonction attributive s'y manifeste donc d'une maniere la pous transparente qu'ailleurs. La relation aspectuo-temporelle y devient secondaire ou meme disparait. Cette fonction attributive qu'on constate dans (1) est une fonction de base de l'imparfait que l'on retrouve, en principe, dans tous ses emplois. Le propre de l'imparfait est en effet de transformer l'evenement que decrit le verbe en attribut du sujet (ou de la situation presentee par l'enonce). Un evenement presente comme une occurrence est quelque chose de quantitatif sur l'axe temporel. L'utilisation de l'imparfati transforme celui-ci en quelque chose de qualitatif. Ainsi peut-on proceder a l'explication de divers effets de sens tels que imparfait narratif, imparfait de rupture, imparfait qui remplace le conditionnnel passe, imparfait utilise apres la conjonction si, imparfait qui denote un evenement iteratif dans le passe, et d'autres encore.
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