Bulletin d'Etudes de Linguistique Francaise
Online ISSN : 2432-0668
Print ISSN : 0286-8601
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Volume 14 , Issue 1
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Articles
  • Masaatsu ONO
    Volume 14 (1980) Issue 1 Pages 1-14
    Released: September 14, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Les constructions interrogatives : le livre de qui, le directeur de quelle banque etc., qui sont des traductions littérales de celles en japonais : dare no hon, nani ginkô no tôdori, peuvent-elles être grammaticales et entrer dans le système interrogatif du français? Comment fonctionnerait, dans ce cas, la règle de la « montée de l'interrogatif »? Telles sont les questions fondamentales que nous nous sommes posées dans notre présente étude.
    Selon les fonctions du nom auquel se rapporte le complément questionné et selon que la montée a lieu ou non, nous obtenons 11 types de phrase interrogative, dont nous avons jugé la grammaticalité et le degré d'acceptablilité en nous basant sur les réponses de nos quelques informateurs français.
    Quand l'interrogation porte sur le complément du nom object direct, la montée du syntagme interrogé rend peu naturelles les phrases : La voiture de qui préférez vous? De qui préférez-vous la voiture? Elles peuvent néanmoins être jugées grammaticales, parce que les sujets parlants ne peuvent pas s'empêcher de leur admettre une certaine conformité aux règles de la grammaire française. Des grammairiens éminents en donnent en effet quelques exemples. La montée toute seule du complément interrogé rend les phrases un peu recherchées mais acceptables dans le cas du complément de l'attribut : De qui est-il le fils?, agrammaticales dans le cas du complément d'objet indirect ou circonstanciel : *De qui penses-tu au père?, et très douteuses dans le cas du complément du sujet : *De qui la maison a brûlé? ?*De quels écrivains français les œuvres sont toutes traduites en japonais? La montée tout entière du syntagme formé du nom et de son complément interrogé rend les phrases agrammaticales dans le cas de l'attribut : *Le fils de qui est-il?, mais grammaticales dans le cas du complément d'objet indirect et circonstanciel : Au père de qui penses-tu? La forme sans montée présente un degré d'acceptabilité assez élevé dans tous les cas : Vous avez lu les œuvres de qui? Tu penses au père de qui?, Il est le fils de qui?, sauf peut-être dans celui du sujet : ?La maison du qui a brûlé?
    Nous avons ensuite cherché, dans le système grammatical du français, d'autres types de construction parallèles pour expliquer la raison de la grammaticalité et de l'agrammaticalité de nos phrases interrogatives. Ainsi, l'impossibilité qu'a la montée du complément prépositionnel extrait d'un autre syntagme lui-même prépositionnel s'explique par « le principe de A/A » de la grammaire transformationnelle. Le statut douteux que présente la montée du complément interrogé du sujet peut être relié, soit à l'agrammaticalité de la construction du type : *C'est de Pierre que la maison a brûlé., soit aux restrictions sévères imposées au pronom EN qui reprend le complément du sujet de la forme « DE+N », soit encore au statut trop littéraire et partant peu naturel de la fonction thématique de la préposition DE dans : ?De cette maison l'histoire est bien connue.
    D'autre part, l'interrogation sans aucune montée, qui semble la plus probable et qui convient surtout à la « question-écho » à cause de son sens affectif, n'est pourtant pas très usuelle et apparaît plus souvent sous forme elliptique. En somme, comme on pouvait bien le prévoir instinctivement, toutes nos phrases interrogatives présentent un degré d'acceptablité sensiblement bas à côté de celles, plus normales, du type : Quelle voiture préférez-vous?, A qui appartenait la maison qui a brûlé? etc. Cependant, les phrases grammaticales mais peu acceptables relèvent, à notre avis, de « lacunes accidentelles » et non « systématiques », dont les sujets parlants peuvent, le cas échéant, se servir, et dont, d'ailleurs, la langue dispose comme potentialité sur tous ses plans, phonologique, morphologique, syntaxique et sémantique.
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  • Yûji TÔGÔ
    Volume 14 (1980) Issue 1 Pages 15-24
    Released: September 14, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
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  • Kôichi ISHINO
    Volume 14 (1980) Issue 1 Pages 25-39
    Released: September 14, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    Le verbe japonais kaeru correspond à plusieurs verbes français : rentrer, retourner, revenir, regagner, repasser, etc. Il faut les distinguer pour traduire le verbe kaeru en français, parce qu'ils ne sont pas toujours employés dans un même contexte. Alors quelle distinction existe-t-il parmi eux? Formellement, regagner a un complément d'objet direct, tandis que les quarte autres en sont dépourvus. Aussi est-il facile de le séparer des autres. Quant aux quatre autres verbes, il s'agira d'avoir recours à diverses phases sémantiques.
    Pour expliquer la différence sémantique qui existe entre eux, l'analyse sémique contextuelle est utile jusqu'à un certain degré. Elle désigne, tout au moins, que la différence est issue de la nature de la destination que prend chaque verbe. D'où,
    revenir+à la destination [+endocentrique] (pour le locuteur)
    retourner+à la destination [+exocentrique] (pour le locuteur)
    rentrer+à la destination [+propre] (à l'agent)
    repasser+à la destination [+non-terminus] (pour l'agent)
    Il ne faut pas davantage de sèmes pour distinguer les verbes en question. Ces seuls sèmes, cependant, ne suffisent pour préciser l'emploi de ces verbes, puisque chacun d'eux possède des caractéristiques sémantiques compliquées dans ses différents emplois. A savoir, l'orientation, l'aspect, le transfer de sème, et, finalement, le point de vue et le déplacement de ce dernier, qui sont tous traités ici. Ainsi, une telle analyse nous fournit les résultats suivants :
    revenir, rentrer}・・・goal-oriented, aspect perfectif
    retourner, repasser}・・・source-oriented, aspect imperfectif
    revenir, retourner} rapporté au point de vue du locuteur qui peut se déplacer
    Cet essai de l'analyse sémantique des verbes nous suggère enfin les quelques remarques suivantes à propos de la procédure méthodologique à suivre en sémantique :
    1º Il est nécessaire de tenir compte des analyses de sèmes (analyse sémique) et des renseignements de détail (dans les exemples d'emploi).
    2º Dans ce cas, surtout en analysant ces renseignements en détail, le niveau de discours doit être traité. Or, ici, le discours veut dire, d'une part, un ensemble significatif de phrases, et, d'autre part, l'énonciation ou la situation globale de l'émission.
    3º Il faut synthétiser les résultats des deux méthodes d'analyses. Dans ce but, tout résultat peut être décrit comme un sème, certes. Mais, l'analyse en détail nous offre des résultats ayant une relation plus proche avec les propriétés syntaxiques que ceux apportés par l'analyse dite « sémique ». Il est donc utile de distinguer les résultats les uns des autres des deux analyses. Ensuite, il est nécessaire de préciser le rapport de chaque sème avec chacun des résultats de la deuxième analyse. C'est là où, nous semble-t-il, pourrait se trouver un des aspects du mécanisme de la langue.
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  • Hiroshi HAYASHI
    Volume 14 (1980) Issue 1 Pages 40-55
    Released: September 14, 2017
    JOURNALS FREE ACCESS
    En se fondant sur les théories de la grammaire de cas et de l'analyse componentielle, l'auteur propose la représentation sémantique ci-dessous pour les prépositions du français, dont deux, en et dans, font l'objet de cette étude.
    [[case] [part] [{place, time, state}]]
    [case] représente la relation sémantique des prépositions à d'autres éléments d'une phrase, et dans le cas de en et dans, cette position est remplie par « Locatif », parce que ces deux prépositions indiquent la localisation dans l'espace et le temps d'un nom marqué comme « Nominatif », ou d'une action ou d'un état signifié par le verbe. [part] représente leur signification lexicale et dans le cas de en et dans, cette posision est remplie par « Interior » parce qu'ils mettent en cause l'intériorité d'un nom qui suit, ce qui veut dire que en et dans ont en commun « l'intériorité ». Mais, si l'on examine plus en détails les usages, on s'aperçoit qu'il y a plusieurs sortes d'« intériorités ». Dans le cas de en, on doit en distinguer trois, qui sont représentées formellement comme (i), (ii) et (iii).
    (i) N > x (ii) N=x (iii) (N+ ← N) > x
    (N: un nom qui suit en et dans, x: un nom marqué comme « Nominatif » ou une action ou un état signifié par le verbe, N+ : les composants distinctifs+des composants supplémentaires de N, ← : élargissement de sens, a=b se lit: a est rempli sans aucune lacune par b, a > b se lit : b est dans a) (i) représente l'état normal de l'intériorité. (ii) représente un état spécial de l'intériorité en ce que l'intérieur de N est rempli tout entier par x. (iii) aussi en représente un autre état spécial, en ce que x est à l'intérieur de N élargi par incorporation de composantes supplémentaires dans la signification de N.
    Dans le cas de dans, on en distingue deux qui sont représentées formellement comme (iv) et (v).
    (iv) N > x (v) (N → N-) > x
    (N- : N dont la signification est limitée par détermination, → : limitation de sens, les autres sont les mêmes que dans le cas de en) (iv) représente la même chose que dans le cas de (i). (v) représente un état spécial de l'intériorité différent de (ii) et (iii) en ce que x est à l'intérieur de N limité par plusieurs sortes de déterminations : article défini, modifieur, syntagme déterminatif, etc. A la différence de en, [part] de dans est rempli non seulement par « Interior » mais aussi par « Deixis » qui relie N au « maintenant » d'énonciation, c'est-à-dire qu'on interprète N relativement au présent. (cf. en trois jours / dans trois jours)
    En résumé, en et dans ont en commun « Locatif » et « Interior », mais l'intériorité inclue dans en et celle dans dans sont différentes, ainsi que dans a « Deixis » qui n'est pas inclu dans en.
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Comptes rendus
Procès-verbaux des séances
Bibliographie
Résumés en français
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